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Avr 27

Et si on apprenait à lire les étiquettes?


Une réelle prise de conscience est en train de s’opérer en France et dans le monde sur la nécessité de transparence dans l’industrie textile. La Fashion Révolution en est bien la preuve. Cependant, la complexité des chaînes de fournisseurs (exploitants, agents, confectionneurs, détaillants, etc) et les capitaux immenses qu’ils engendrent, permettent à une grande zone d’ombre de subsister et à de terribles dérives d’être encouragées. S’informer du réel message des étiquettes en tant que consommateur est un élément nécessaire au changement de modèle.

Il convient de bien comprendre ce qui doit, et ne doit pas figurer sur nos étiquettes.

Vous le savez surement, tous les vêtements doivent aujourd’hui détailler leur composition sur une étiquette. Elle doit être bien lisible, indiquer « le pourcentage des différentes fibres textiles », « la composition de ses différentes parties » et la présence de matières d’origine animale.

Les écharpes et autres « accessoires textiles » sont quant à eux exemptés  de TOUTE réglementation.


ET C’EST TOUT ?

L’origine de la matière première peut être passée sous silence sans problème, « à condition de ne pas tromper le consommateur », et peut occulter les conditions de travail des ouvriers et l’impact environnemental engendré.

Par exemple : Le coton Ouzbek qui finance l’esclavage est vendu au plus offrant et acheminé sans étiquettes dans des entrepôts partout dans le monde. Entrepôts dans lesquels se servent toutes les grandes marques pour confectionner une grande partie de votre garde-robe.

Au niveau du « Made In France », on joue sur les mots: « une marchandise est originaire du pays où a lieu la dernière transformation substantielle ou représentant un stade de fabrication important ». Vous l’aurez compris, rajouter une étiquette, un élément d’apparat, un accessoire peut suffire pour cette appellation, même si cette dernière étape représente 5% de la valeur du vêtement.

Si le « Made In » n’est pas nécessaire pour toutes les étapes de production,  le « Made with » ne l’est pas non plus

Aucun détail sur les produits chimiques utilisés pendant le lavage et la teinture n’est obligatoire, alors que c’est l’étape la plus polluante et la plus dangereuse pour les travailleurs (voir notre autre article  article top 5 des substances chimiques dans nos vêtements )


Le plus effrayant, c’est que ce phénomène n’est pas en régression. Le modèle de la mode aujourd’hui est basé sur une accélération des fréquences, des offres, des collections, pour défier la concurrence toutes les deux semaines, alors qu’avant tout cela était saisonnier.

Résultat, un vêtement issu de la fast fashion peut être porté en moyenne seulement 5 fois ! pour une durée de vie de 35 jours…

Les exigences grandissantes des industriels mettent sous pression les fournisseurs et confectionneurs, qui se tournent vers des pratiques moins éthiques mais plus rentables. La législation semble échouer là où elle seule peut agir: les sanctions n’existent pas ou sont dérisoires et les commissions européennes, chambres des commerces et autres institutions subissent les pressions des lobbys impliqués. A quand un réelle contrôle?


Sources :

http://www.dossierfamilial.com/consommation/loisirs/que-doivent-dire-les-etiquettes-sur-les-textiles-55522

http://www.bloc.com/article/mode-et-beaute/pratique/que-doit-mentionner-l-etiquette-d-un-vetement-2011-04-04.html

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Publications/Vie-pratique/Fiches-pratiques/Etiquetage-des-vetements

http://www.some-place-called-home.com/2018/03/14/etiquettes-vetements-mode-ethique/

https://mrmondialisation.org/lindustrie-du-fast-fashion-est-tout-sauf-ecologique/

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F33678

 

 

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